L’inspection des établissements scolaires en Allemagne (Basse-Saxe)

En Allemagne, l’inspection des établissements scolaires a été introduite comme évaluation externe dans chaque Landërs entre 2004 et 2008 comme une des réformes majeures de l’éducation. Quoique certains états aient abolis ou suspendus les procédures d’inspection, d’autres les ont révisés entrant ainsi dans un second cycle d’évaluation. La Basse-Saxe avec son Institut pour le Développement de la Qualité des Ecoles (Niedersächsisches Landesinstitut für schulische Qualitätsentwicklung) créé 2011) comme son Institut pour la Qualification des Enseignants  (Niedersächsisches Landesamt für Lehrerbildung und Schulentwicklung) sont représentatifs de ces changements. L’inspection a été conçu selon le concept d’établissements autonomes, avec l’idée que ceux-ci avaient une grande liberté pour innover sur des finances, du personnel et de l’organisation, mais qu’ils avaient en retour à démontrer leur efficacité dans leur travail. Des mesures de décentralisation ont été introduites dès 2007 alors que l’inspection était déjà à l’œuvre.

Ces premières inspections furent considérées comme un instrument de production de connaissances devant fournir aux établissements les données et l’information utiles à l’amélioration de la qualité dans différents domaines de la scolarité. L’inspection était considérée aussi comme un instrument du développement des établissement et de l’enseignement. Elle servait aussi à transmettre les recommandations des autorités locales pour conduire une dynamique de changement.

La révision des démarches d’inspection se caractérise par davantage d’accent mis sur les processus jugés important dans le développement de la qualité des établissements. Cette démarche qualité est associé à des tâches centrales que doivent mettre en œuvre les établissements à partir de 16 critères formels et 5 domaines d’action. La procédure a été allégée par rapport au nombre d’indicateurs précédents alors que deux domaines de tâches peuvent être sélectionnés par les établissements en plus des tâches considérées comme obligatoires. Chaque domaine de tâche est décrit avec ses exigences alors que des exemples de mise en œuvre sont également fournis aux établissements.

L’une des nouveautés de la procédure est que les établissements peuvent par eux-mêmes décrivent comment ils perçoivent leur propre qualité, en développant leur auto-évaluation et en la comparant à l’évaluation conduite par l’inspection. Dans les documents officiels, le terme « dialogue » est devenu un concept nouveau qui caractérise cette approche. Les établissements doivent se positionner selon différents niveaux (exigences de base non satisfaites, capable d’amélioration, développé, établi ou introduit, sécurisé et fiable). En conséquence, les caractéristiques du rapport écrit de l’inspection ont été revues. La procedure d’évaluation externe des établissements comprend les différentes étapes :

  • Evaluation de la qualité par l’établissement lui-même (auto-évaluation)
  • Discussion/entretiens avec la direction et l’équipe pédagogique, avec l’implication de l’ensemble du personnel, des parents, et des élèves
  • Evaluation de la qualité par l’équipe d’inspecteurs/observations de classe (évaluation externe)
  • Comparaison des évaluations, dialogue sur les changements à conduire avec l’équipe de direction et l’équipe pédagogique, et les membres du conseil d’administration

 

Un changement s’est opéré dans l’observation de classe (ou de la leçon) avec une centration plus forte sur l’observation de pratiques, avec une grille d’évaluation qui repose davantage sur des critères scientifiques fournies par la recherche en éducation (notamment les travaux de John Hattie).

 

Source : Dedering, K., & Sowada, M. G. (2017). Changing Policies—Changing Inspection Practices? Or the Other Way Round?. In School Inspectors (pp. 25-43). Springer International Publishing.

 

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