La gouvernance de l’éducation en Chine : un système décentralisé

Le système de gouvernance de l’éducation obligatoire en Chine s’organise en différences échelles avec un partage des responsabilités entre le central et le local. D’abord, le ministère de l’éducation est responsable de formuler les lois et les règlements comme de mettre en oeuvre la politique nationale. Il est chargé d’élaborer une planification et d’impulser la stratégie nationale. A l’échelon régional, les gouvernements des provinces ont la responsabilité de gérer les systèmes éducatifs élémentaires et secondaires mais aussi de conduite les évaluations et les inspections. il s’occupe aussi du financement et de l’aide aux secteurs éducatifs les plus pauvres. A l’échelle du comté (ou du district) les responsabilités sont exercées dans la financement des écoles et l’offre d’éducation, comme dans le recrutement des enseignants et des chefs d’établissement, et aussi dans les instructions pour l’éducation et l’enseignement des élèves. Dans les années 2000, d’importants efforts ont été réalisés pour améliorer l’égalité dans l’éducation et réduire l’écart entre les zones urbaines et rurales, mais aussi entre les régions de l’Est et de l’Ouest de la Chine. Les lois successives ont visé aussi à améliorer la qualité des écoles en améliorant leurs infrastructures, leurs équipements mais aussi les qualifications des enseignants. En centrant la réforme de l’éducation primaire sur les compétences de base des élèves, le ministère de l’éducation chinois a cherché à donner plus de responsabilités au niveau local dans la conception des contenus scolaires et les démarches innovantes, comme dans la réflexion des enseignants sur leurs pratiques pédagogiques. Une meilleure prise en compte de l’apprentissage des élèves dans l’enseignement a été aussi recommandé par les instructions officielles et les textes de loi ainsi qu’un relâchement de la pression sur le travail des élèves et les devoirs à la maison. Dans l’enseignement secondaire, le ministère a encouragé des politiques de limitation du choix scolaire et de la concurrence entre les établissements scolaires. Mais la culture de la compétition et de la performance est aussi largement partagée par les familles comme par les acteurs du système éducatif, alors que les autorités locales doivent aussi gérer les problèmes de l’urbanisation et de l’exode rural, et du manque de qualification des enseignants dans les zones les plus déshéritées.