Ce livre examine l’importance stratégique de la production et de la diffusion de l’expertise dans les activités des organisations internationales (OI) qui en sont venues à symboliser la domination de l’ordre politique et économique occidental.
En analysant les OI en tant que façonneurs semi-autonomes de programmes politiques, les chapitres explorent comment elles utilisent les cadres économiques pour interpréter les  » problèmes  » et les  » solutions  » de domaines politiques plus larges, non économiques. En examinant un large éventail de domaines politiques, tels que l’éducation, les chaînes de soins mondiales, la sécurité chimique et le développement participatif, ce livre illustre l’autorité des connaissances des OI à une échelle micro-politique, révélant les voies et les trajectoires de la puissance internationale.
Avec des contributions d’experts dans le domaine de l’élaboration des programmes et de la politique internationale, ce livre est une lecture critique pour les politologues et les chercheurs qui explorent l’influence croissante des OI dans le monde. Les décideurs politiques bénéficieront également de ses réflexions sur la micropolitique des programmes politiques des OI.
L’ouvrage analyse les changements survenus à l’échelle mondiale dans l’organisation scolaire et la profession enseignante, et la façon dont la profession a été touchée par les politiques éducatives qui favorisent les évaluations et la responsabilisation. Il identifie également certains changements dans les positions, statuts et profils professionnels, et caractérise l’impact et la contextualisation des normes professionnelles qui façonnent les pratiques d’enseignement et la gestion des écoles. En outre, l’ouvrage fournit des données comparatives et empiriques pertinentes sur la restructuration de la profession enseignante à l’ère de la mondialisation en présentant une perspective critique et un aperçu des principales recherches et conclusions comparatives entre les pays. En tant que tel, l’ouvrage ne s’adresse pas seulement aux chercheurs en éducation, mais intéressera également les professionnels et les décideurs, en s’adressant à une communauté plus large de l’éducation et des politiques concernées par les nouveaux aspects qui façonnent la profession enseignante au XXIe siècle. les analystes et les théoriciens des politiques éducatives seront tous des lecteurs particulièrement intéressés (le livre est édité en anglais et portugais, une version française sera prochainement disponible)
Ce livre examine les transformations de la gouvernance épistémique de l’éducation, la façon dont certains acteurs façonnent les nouvelles connaissances et leur impact sur les autres acteurs chargés de mettre en œuvre ces connaissances dans le contexte de la prise de décision politique. Le livre décrit les technologies fondées sur les connaissances et les données probantes qui produisent de nouveaux modes de représentation, des catégories cognitives et des jugements fondés sur les valeurs qui déterminent et orientent les actions et les interactions entre les chercheurs, les experts et les décideurs. Il explore plusieurs théories et concepts sociaux majeurs, analysant la transformation de la relation entre les sciences de l’éducation et les sciences sociales et la politique. A la lumière de la gouvernance épistémique liée aux transformations du capitalisme académique, le livre décrit les façons dont les universitaires engagés dans des réseaux hétérogènes sont capables de développer de nouvelles interactions ainsi que de faire face aux nouvelles épreuves qui leur sont imposées par les conditions changeantes de production des connaissances dans leur communauté scientifique et au sein de leurs institutions.
Ce livre propose une sociologie de l’éducation établissant des liens entre les données empiriques provenant d’enquêtes comparatives à l’échelle européenne, les hypothèses normatives structurant les représentations des acteurs et les jugements interprétatifs, et un accent particulier sur les domaines politiques de l’éducation tout au long de la vie. Il invite les lecteurs à réfléchir sur la place des normes, de l’expertise et des méthodes de calcul dans l’espace européen dans une perspective commune, en s’appuyant sur une tradition de sociologie critique et d’études politiques européennes. La complexité de l’espace politique européen contemporain de l’éducation est abordée ici avec de nouvelles pistes de réflexion ainsi qu’une perspective comparatiste, sur la normalisation, la prise de décision politique et l’engagement des acteurs. Les étudiants et les chercheurs en études des politiques européennes, les analystes et les théoriciens des politiques éducatives seront tous des lecteurs particulièrement intéressés.
La gamme, la rapidité et l’ampleur des effets de l’européanisation de l’éducation, ainsi que leur complexité, ont produit un domaine d’étude relativement nouveau. En s’appuyant sur des travaux de recherche tirés de la sociologie, de la politique et de l’éducation, cet ouvrage examine la montée des politiques internationales et transnationales et la circulation des données comme des personnes en Europe pour étudier les processus et les situations d’européanisation de l’éducation.
Chaque chapitre donne à voir un espace pour la recherche politique sur l’éducation européenne, impliquant un éventail de disciplines pour développer des études empiriques sur les institutions, les réseaux et les processus européens ; l’interaction entre les décideurs politiques, les parties prenantes, les experts et les chercheurs ; et l’espace entre l’européen et le national. Le volume étudie la construction de l’éducation européenne, en explorant la prise en compte du rôle des groupes de réflexion et des consultants, des organisations internationales, de la mobilité des chercheurs, des normes, des indicateurs de l’enseignement supérieur et de la métaphore politique en cours.Rassemblant des contributeurs internationaux de diverses disciplines à travers l’Europe, le livre sera d’une valeur essentielle pour les universitaires, les chercheurs et les étudiants de troisième cycle dans les domaines des études de l’éducation, de la politique et de la sociologie.

 

La mesure des inégalités à l’école est située ici dans une perspective sociologique, historique et comparative. Des instruments et techniques de calcul ont façonné des principes de justice comme le mérite, l’efficacité, l’équité. Leur analyse invite les lecteurs – politiques, administrateurs, personnels d’encadrement, enseignants, parents… – à découvrir l’arithmétique politique des inégalités qui a infléchi les politiques d’éducation ces dernières décennies. Comparant les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, ce livre éclaire le débat public face aux enquêtes internationales utilisées pour légitimer des choix stratégiques et à l’obligation de rendre compte qui s’installe dans les systèmes éducatifs. Science et politique étant liées, l’auteur explore la circulation internationale des savoirs scientifiques et experts, leur traduction en sciences de gouvernement, leur stabilisation dans des recommandations et des instruments choisis par les décideurs politiques pour justifier les réformes.