Finlande : recrutement et formation des chefs d’établissement

 

En Finlande, les chefs d’établissements doivent avoir les qualifications d’enseignant et disposer d’une certification en administration de l’éducation ou avoir accompli un programme de formation à la direction scolaire (incluant la certificat) à l’université.  Pour exercer, il faut au moins le niveau Master. Ceux qui sont recrutés sur des postes permanents doivent démontrer une expérience professionnelle dans la supervision.

Le Certificat en administration de l’éducation correspond aux qualifications déterminées par le Bureau National de l’Education Finlandais et comprend les domaines suivants : 1) les bases du droit public, 2) l’administration générale et municipale, 3) l’administration de l’éducation, 4) l’administration des ressources humaines, 5) l’administration financière.

La qualification est obtenue à travers deux examens écrits (partie A et B). La partie A couvre les domaines 1 et 2, la partie B couvre les domaines 3,4,5. Le certificat est payant et les examens sont évalués par des fonctionnaires nommés par le Bureau National de l’Education. Le Bureau organise aussi la formation préparatoire payante pour l’obtention du certificat chaque année.

Les études basiques à l’université (25 crédits) couvrent les domaines de l’administration de l’éducation, complété par une familiarisation avec le métier à travers l’étude de la littérature de recherche et des entretiens avec d’autres chefs d’établissement jouant le rôle de mentors. Les participants préparent des plans de développement personnel et construisent un projet sur un thème donné. Le module basique peut être inclus dans les programmes de formation initiale des enseignants et il est alors gratuit. Ceux qui suivent le programme au titre de la formation continue doivent payer par eux-mêmes.

De plus, plusieurs universités organisent des formations au leadership scolaire financées par le gouvernement (6 crédits). L’objectif est de fournir une vue globale des tendances actuelles du leadership scolaire. Certaines autorités locales et des organisations privées organisent leurs propres formations ce qui attire bon nombre de candidats.

Les domaines obligatoires de la formation concernent la connaissance de la législation. Au cours des dernières années, la formation au leadership s’est accrue pour faciliter la transition du métier d’enseignant à celui de chef d’établissement et d’étendre le vivier du recrutement parmi les enseignants. Il n’y a pas de formation pratique mais beaucoup des nouveaux chefs d’établissement ont déjà travaillé comme assistant de direction avant de prendre leur poste.

La formation à l’entrée dans le métier joue un rôle important et contribue à des objectifs nationaux très précis ainsi qu’à la création d’un réseau national de chefs d’établissement. Les contenus ont changé pour tenir compte de l’autonomie et de la responsabilisation croissante des établissements et des chefs d’établissement. Ils comprennent : 1) l’organisation scolaire, l’administration et les finances. Les missions de base de l’établissement et le développement continu, la communication interne et externe, le système de prise de décision et la gestion financière 2) les contenus scolaires et les résultats d’apprentissage. Le développement continu des contenus scolaires et la coopération extensive avec les différentes parties prenantes au niveau local, régional et international, de même que la coopération entre les institutions éducatives, le développement des environnements d’apprentissage, les procédures d’assurance-qualité, la formation continue des enseignants 3) la gestion des ressources humaines et le leadership : les questions d’emploi, de recrutement, d’éthique managériale, de gestion des compétences, de mesures disciplinaires pour les élèves, de développement des ressources humaines, de leadership collaboratif, de développement de son propre savoir professionnel, d’interactions avec les autres, de coopération entre l’établissement et la famille, et de promotion de la sécurité 4) La planification stratégique : les changements de l’environnement est leurs effets sur les politiques locales et nationales, les changements thématiques dans la législation et les normes officielles, la vision de l’établissement et sa stratégie, la gestion des situations de concurrence et de coopération.

En Finlande, les conventions collectives ou la loi ne détermine pas d’obligations de formation pour les chefs d’établissement, mais les sessions de formation assignées par les départements ressources humaines des municipalités sont obligatoires. Le nombre de jours de formation varie entre 5 et 10 jours par an, en fonction de la position du chef d’établissement et des choix de gouvernance de la municipalité. Mais au minimum, outre les aspects techniques et RH, la formation vise à développer les compétences des chefs d’établissement à la direction pédagogique. Des organismes de formation comme Educode Oy (Le Centre National de Développement Professionnel en Education) ou l’Institut du Leadership en Education de l’Université de Jyväskylä sont des entités reconnues dans la formation continue des chefs d’établissement, et elles bénéficient du soutien du Bureau National de l’Education mais aussi des associations professionnelles. Les chefs d’établissement sont aussi structurés en réseau professionnel pour développer des méthodes de travail collaboratif et échanger sur leurs pratiques, notamment à travers le mentorat et l’apprentissage entre pairs.

.Source : Atso Taipale, Source International survey on education leadership. A survey on school leader’s work and  continuing education Finnish National Board of Education

 

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