Chefs d’établissement à succès. Le cas suédois.

L’étude s’est intéressée à 4 établissements différentes mais repérés par l’Agence Suédoise de l’Education pour leurs résultats au-dessus de la moyenne et l’excellence de la direction scolaire.

Le premier établissement, situé zone rurale, a développé une structure interdisciplinaire fondée sur le travail d’équipes, avec des échanges hebdomadaires entre les enseignants sur leurs expériences et compétences. L’établissement a su développer une bonne relation avec les parents d’élèves et la communauté locale. La culture professionnelle est ouverte, participative, basée sur la confiance, tandis que le chef d’établissement se préoccupe de ce qui est le mieux pour l’apprentissage des élèves. Il accompagne et fait des retours réguliers à l’équipe pédagogique.

Le deuxième établissement est de petite taille, avec moins de 20 élèves par classe. L’ouverture et la participation des élèves et des parents est aussi importante. Les discussions et le dialogue prévalent et les responsabilités sont redéfinies chaque mois. La culture collaborative et l’interdisciplinarité ne posent pas de problèmes aux enseignants, et ils bénéficient de la confiance des élèves et des parents d’élèves dans un bon climat scolaire.

Le troisième établissement multiculturel a réglé ses problèmes de ségrégation et de discrimination vis-à-vis des élèves d’origine immigrée en travaillant en équipes et en développant des partenariats locaux. Le chef d’établissement a largement contribué à changer la culture scolaire et améliorer le climat, mais aussi à proposer et faire accepter une vision nouvelle.

Le dernier établissement, bien que plus élitiste, développe aussi la confiance et la communication avec les membres de la communauté éducative.

Cette combinaison de la réussite scolaire et de l’affirmation de valeurs démocratiques est au fondement des textes officiels en Suède, et les chefs d’établissement ont pu développer de bonnes relations avec les enseignants et la communauté environnante tout en étant confiants dans leur capacité à mettre en œuvre et accompagner le changement, à faire face collectivement aux problèmes, dans un climat de dialogue et de communication, sans renoncer pour autant à imprimer leur volonté et faire respecter leur autorité. Cette authenticité des rôles professionnels caractérise pour beaucoup d’entre eux les compétences au leadership.

Source : Höög, J., Johansson, O., & Olofsson, A. (2005). Successful principalship: the Swedish case. Journal of Educational Administration43(6), 595-606.